lunedì 7 aprile 2008

Rachida Dati


Rachida Dati, née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy en Saône-et-Loire (Bourgogne), est une femme politique française. Après avoir été porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle française de 2007, elle occupe au sein des gouvernements François Fillon I et II le portefeuille de Garde des Sceaux depuis le 19 juin 2007. Elle est également maire du 7ème arrondissement de Paris depuis le 29 mars 2008.
Rachida Dati est la première personnalité issue d'une famille d'immigrés maghrébins à occuper un poste aussi élevé dans un gouvernement français[1].
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Fille de Mbark Dati, maçon marocain arrivé en France en 1963[2] et d'une mère algérienne[3], deuxième d'une famille de onze enfants (sept filles et quatre garçons)[4], elle passe son enfance à Chalon-sur-Saône, dans le quartier des Prés-Saint-Jean. Sa scolarité se déroule dans une école privée catholique tenue par des Carmélites[5] puis au lycée public Mathias[6] ; elle obtient son baccalauréat en 1983[7].
Sans renier ses origines maghrébines, Rachida Dati insiste aujourd'hui pour relativiser leur importance dans sa construction personnelle[8]. Tout en évoquant ses racines familiales arabes, elle tient à mettre en relief qu'elle se considère d'abord comme fille de France[9], issue de milieu modeste[10].
Pour financer ses études, Rachida Dati travaille, notamment comme vendeuse au porte-à-porte ou aide-soignante[11]. Après une tentative manquée pour s'engager dans des études de médecine, elle suit un parcours universitaire pour obtenir un DEUG (à l'Université de Dijon[12]) puis une maîtrise en sciences économiques[13]Paris II). En 1992, avec un financement de Matra, elle suit les cours du MBA d'HEC à l'institut supérieur des affaires (ISA)[14][15] qu'elle quitte en mai 1993, sans en obtenir le diplôme, un problème privé l'empêchant d'y suivre le dernier séminaire[16]. Elle rejoint alors l'équipe de Jacques Attali, à la Berd[17]. Elle obtient en 1996 une maîtrise avec mention passable en droit public en bénéficiant de la validation des acquis professionnels.
Rachida Dati est aujourd'hui célibataire. Elle a, en août 1992, contracté mariage avec un homme « avec lequel [elle] n'avai[t] rien à partager ». En décembre de la même année, elle demande l'annulation de cette union, qu'elle obtiendra de la justice en 1995.[18].


Rachida Dati, le 23 avril 2007.
En 1987, elle devient chargée d’étude (stagiaire[12]) auprès de la direction comptabilité-finance du groupe Elf Aquitaine grâce à Albin Chalandon qu'elle a rencontré lors d'une réception à l'ambassade d'Algérie[19], tout en poursuivant des études supérieures en sciences économiques et gestion des entreprises. Après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère en 1990, elle entre à la direction de l'audit de Matra communication, puis en 1993 passe un an à Londres, auprès de Jacques Attali à la BERD[20], toujours dans l'audit. Elle est encore à ce jour membre du conseil d'administration de l'organisme PlaNet Finance[21].En 1994, elle est contrôleuse de gestion et secrétaire générale du bureau d'études sur le développement urbain à la Lyonnaise des eaux, puis de 1995 à 1997, conseillère technique à la direction juridique du ministère de l'Éducation nationale[6].
Sur les conseils de Simone Veil, elle entre à l'école nationale de la magistrature où elle est admise sur titre[22]. Elle y reste de 1997 à 1999, et est classée 116 sur 154 de la promotion 1997[23]. Elle est auditrice de justice[24] au tribunal de grande instance de Bobigny, puis au tribunal de grande instance de Péronne[25] et enfin est nommée substitut du procureur au tribunal d'Évry[3] le 1er septembre 2003[26]. Deux jours plus tard, elle est mise à disposition du cabinet du ministère de l'intérieur[27].

En décembre 2002[28], elle devient conseillère de Nicolas Sarkozy, pour qui, elle travaille sur le projet de loi sur la « prévention de la délinquance » au ministère de l'Intérieur. Elle est nommée conseiller technique en avril 2004 au cabinet de Nicolas Sarkozy, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie[29]. Entre janvier et juin 2005[30], est directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine (après un mois en tant qu'administratrice territoriale[30]). Réintégrant le cabinet du ministre de l'Intérieur Sarkozy ensuite, nommée en juin 2005[31], elle s'inscrit à l'UMP en décembre 2006. Elle est nommée le soir du dimanche 14 janvier 2007 porte-parole de Nicolas Sarkozy (en duo avec Xavier Bertrand), désigné le même jour candidat du parti UMP pour l'élection présidentielle française de 2007.

Elle annonce le 7 novembre 2007[32] qu'elle mènera, aux élections municipales françaises de 2008, la liste de l'UMP et du Nouveau Centre dans le 7e arrondissement de Paris. Le 9 mars 2008, elle obtient 49,5% des suffrages contre 22,71% à la candidate socialiste Laurence Girard et 15,69% à Véronique Delvolvé (Modem). La liste qu'elle dirige obtient 57,69% des voix au soir du deuxième tour[33]. Elle est alors l'une des 5 élus UMP/NC de l'arrondissement à être élue au Conseil de Paris. Le 29 mars 2008, le conseil d'arrondissement l'élit au poste de maire du 7ème arrondissement[34].
Précédé par
Rachida Dati
Suivi par
Michel Dumont

Maire du 7ème arrondissement de Paris
depuis mars 2008
actuel
Rachida Dati est par ailleurs membre de l'Institut Montaigne, du club Le Siècle, cofondatrice du Club XXIe Siècle (qu'elle a depuis dû quitter[35]) et fondatrice de l'association Bleu Blanc Rouge[14].

Après la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy, elle entre dans le gouvernement François Fillon en tant que Garde des Sceaux, ministre de la Justice. Elle bénéficie d'un soutien marqué du couple Sarkozy. Peu après son entrée en fonction, Cécilia Sarkozy déclare à son propos : « C'est plus qu'une amie, c'est ma sœur. Je ne la lâcherai jamais. Je connais tout d'elle. Elle est de la race des seigneurs »[36].

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Durant ses premiers mois au ministère, son directeur de cabinet, Michel Dobkine, démissionne le 6 juillet 2007, suivie de trois autres membres le 10 juillet[37], puis son chef de cabinet et deux conseillers techniques[38]. La chancellerie annonce le 5 septembre, un nouveau cabinet de dix-huit membres, davantage ouvert aux hauts-fonctionnaires, et comprenant François Guéant, fils du secrétaire général de l'Élysée[39].
Au même moment, les démêlés judiciaires de deux de ses frères[40] sont révélés dans la presse.
À cette occasion, quelques voix dont celle de dont Patrick Gaubert, président de la LICRA estiment qu'elle est « victime, du fait de la consonance de son patronyme, d'une campagne injuste »[41], et qu'elle « paie, dès son arrivée, le prix fort d'être la première personne issue de l'immigration maghrébine à accéder à une telle responsabilité gouvernementale »[42]. D'autres invoquent, en revanche, le caractère cassant ou autoritaire de la ministre[43].
Ses compétences sont également mises en doute par Philippe Bilger, avocat général près la cour d'appel de Paris, qui considère que la ministre « n'a pas été choisie par le président pour sa compétence » mais parce qu'elle « est une femme, un symbole et le chouchou du couple présidentiel »[44], et qu'elle n'a pas assez d'expérience pour diriger un ministère d´une telle importance [45]. L'hebdomadaire l'Express relève que le dossier pour son admission sans concours à l'École Nationale de la Magistrature mentionne un diplôme de MBA (Master of Business Administration) délivré par l'ISA-HEC qu'elle n'a en fait pas obtenu[15]. Une polémique naît de cette révélation : y a-t-il eu erreur des magistrats suite à un malentendu ou mensonge sur les diplômes, hypothèse que la ministre réfute[46] ? Suite au démenti apporté par la ministre, le Canard Enchaîné publie, dans son édition du 31 octobre 2007, un extrait du CV d'entrée à l'ENM dans lequel, selon le journal satirique, la ministre ne disait rien expressément mais cultivait une ambiguïté qui a pu induire certains magistrats ou hauts fonctionnaires en erreur [47].

Un mois après sa nomination, elle présente au Sénat le premier texte du gouvernement sur la récidive des mineurs[48]. Le projet de loi sur la récidive, qui consiste à instaurer des peines minimales pour les récidivistes et exclut, dans certains cas, l'excuse de minorité pour les mineurs multirécidivistes de plus de 16 ans, qui faisait partie du projet présidentiel de Nicolas Sarkozy a été adopté le 27 juillet 2007[49]. Il était défendu par Rachida Dati, cependant celui-ci fit polémique, certains juges critiquant les peines plancher comme étant contraires à la vision traditionnelle de la justice française et notamment au principe de l’individualité des peines, conduisant à augmenter la population carcérale.

Le 9 juillet 2007, Rachida Dati propose la création d’un poste de « contrôleur général indépendant », qui aura pour mission de vérifier que les droits fondamentaux des détenus sont bien respectés. Il pourra notamment dénoncer tous les traitements inhumains[50]. Le 29 juillet 2007, Rachida Dati se rend en Grande-Bretagne afin de rencontrer l’inspectrice en chef des prisons britanniques, Anne Owers, équivalence du poste de contrôleur général indépendant qu’elle veut créer, Rachida Dati se disant « confortée dans la nécessité de la création de ce poste » après les discussions avec Anne Owers[51].

Considérant qu'une très grosse juridiction éloignée est plus économique et plus efficace que plusieurs petits tribunaux proches des justiciables, et aussi «parce que c'est une promesse présidentielle», Mme Dati annonce le 25 juin 2007 une réforme de la carte judiciaire qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2008. Celle-ci consiste dans la suppression et le transfert d'un grand nombre de tribunaux vers des sièges plus importants. Les chantiers d'agrandissement des tribunaux conservés, déjà fortement surchargés, afin qu'ils puissent reprendre leurs affaires, leurs personnels et leurs archives, ne semblent pas prévus. Par contre, des «maisons de service public de la justice et du droit» devraient aussi être construites, notamment dans les banlieues: les «citoyens» y trouveront des services de conciliation, de médiation civile et pénale, de consultation juridique et un guichet unique du greffe[52].Bien que le projet ne soit pas définitif et que la liste publiée par des journaux[53] soit contestée, la liste des juridictions supprimées comprend actuellement 7 cours d'appel (Agen, Bourges (abandonné), Grenoble, Metz (abandonné), Nice, Nîmes, Pau, Riom), 23 des 181 tribunaux de grande instance (Alès, Bergerac, Dinan, Libourne, Mende, Millau, Moulins, Morlaix, Saumur, Thionville, etc..), plus 176 des 473 tribunaux d'instance, plus 63 des 271 conseils des prudhommes, plus 69 des 191 tribunaux de commerce[54]. Aucune nouvelle juridiction n'est créée, mais des audiences foraines sont prévues dans les anciens tribunaux des villes où des juridictions auront été supprimées.
Cette réforme de la carte judiciaire, qui n'est pas la première depuis celle de Michel Debré en 1958 puisqu'en 1975 la Cour d'appel de Versailles et les tribunaux de grande instance de Bobigny, Nanterre, et Créteil avaient été créés pour décharger le Palais de justice de Paris, est cependant la plus importante depuis celle de la Révolution française.[55]
Ces projets provoquent un mouvement de protestation parmi les magistrats, greffiers et personnels des services judiciaires[56], avocats et élus locaux, tous partis confondus[57].


Une polémique se développe en 2007 sur les liens entre la Chancellerie et les parquets. Elle se cristallise en septembre-octobre 2007 autour du refus de mutation du procureur général d'Agen, Bernard Blais, à la Cour de cassation à huit mois de sa retraite, la ministre maintenant sa décision malgré l'avis défavorable rendu par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM)[réf. nécessaire].
Rachida Dati renouvelle un tiers des procureurs généraux en nommant dix nouveaux procureurs dont cinq femmes le 15 novembre 2007. Avant cela, ce corps comportait 2 femmes sur 35, alors qu'elles représentent environ 50% des effectifs des magistrats. L'historien Alain Bancaud estime que l'ampleur d'un tel renouvellement ne s'est pas vu depuis la fin de la seconde Guerre mondiale [58].

5 commenti:

Anonimo ha detto...

Perché in frencese?
Non ci ho capito una mazza.

Francescooh

Anonimo ha detto...

Perché in frencese?
Non ci ho capito una mazza.

Francescooh

Anonimo ha detto...

Perché in frencese?
Non ci ho capito una mazza.

Francescooh

Anonimo ha detto...

Perché il tuo blog mi ha salvato 3 commenti identici?

Francescooh

sinistro ha detto...

Non sò, è in francese perchè deve essere in francese, parla del ministro della giustizia francese Rachida dati.

Mel

Vita Eterna

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